Pierre entre dans le salon avec l’assurance de celui qui connaît sa place : au centre, naturellement. Son plateau rond accueille tout sans perdre son aplomb — un livre ouvert, un plateau, deux tasses, une conversation qui se prolonge plus que prévu. Les pieds tournés introduisent un mouvement inattendu, légèrement rétro, tandis que le bord contient la forme d’un trait net, comme un bijou porté avec une nonchalance étudiée. Des proportions basses, une présence pleine, des manières assez soignées pour se faire inviter partout. Puis, une fois installé, il donne le ton de la pièce.